L’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à la plateforme Uber, révèle la « Revue 21 »

L’administration fiscale estime que la plateforme a « maquillé sciemment une relation salariale en contrat d’entreprise pour échapper à ses obligations d’employeur ».


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L'application Uber le 31 octobre 2024. (JEAN-MARC BARRERE / HANS LUCAS / AFP)

L’application Uber le 31 octobre 2024. (JEAN-MARC BARRERE / HANS LUCAS / AFP)

L’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à Uber, selon des révélations de la Revue 21 publiées lundi 2 février. L’administration fiscale estime que la plateforme a maquillé la relation d’employeur à salariés la liant à ses chauffeurs en contrat d’entreprise pour échapper à ses obligations. Contacté par franceinfo, l’Urssaf a refusé de commenter ces révélations, « pour des raisons de confidentialité ».

Dans un document de 142 pages que des journalistes de la revue ont pu consulter, le service de lutte contre le travail illégal de l’Urssaf Ile-de-France s’appuie sur la situation des quelque 71 000 chauffeurs Uber ayant exercé entre 2019 et 2022. Ce document conclut ainsi qu’Uber « a maquillé sciemment une relation salariale en contrat d’entreprise pour échapper à ses obligations d’employeur ».

Dans le détail, l’organisme chargé de recouvrer les cotisations sociales estime, selon la Revue 21, le manque à gagner pour la Sécurité sociale à 1,2 milliard d’euros. Une somme à laquelle s’ajoutent 512 millions d’euros de « majorations de redressement », faisant monter la somme réclamée à 1,7 milliard d’euros.

« Sous l’apparence d’une simple centrale de réservation, Uber BV [la filiale néerlandaise d’Uber] est en réalité liée aux chauffeurs par un lien de subordination juridique », argumente l’Urssaf dans le document cité par la Revue 21. Ce document évoque un triple pouvoir de direction, de contrôle et de sanction vis-à-vis des chauffeurs. « Concernant le statut des chauffeurs, de récents arrêts de la Cour de cassation ont confirmé leur statut d’indépendant et ainsi clarifié le cadre dans lequel nous opérons », a réagi une porte-parole d’Uber auprès de l’AFP, en référence à deux arrêts rendus en juillet 2025 par la Cour de cassation, refusant de requalifier des chauffeurs comme salariés d’Uber.




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