Derrière les records de création d’entreprise, la réalité des sans-emploi

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En 2025, plus d’un million de nouvelles entreprises ont été créées en France, un record. Mais derrière ce chiffre, nombre d’entrepreneurs sont souvent des actifs en recherche d’emploi ou des préretraités, qui se lancent par nécessité, avec un chiffre d’affaires modeste et une pérennité limitée.


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Vue aérienne d'une équipe de conception en réunion de projet au bureau. Photo d'illustration (THOMAS BARWICK / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

Vue aérienne d’une équipe de conception en réunion de projet au bureau. Photo d’illustration (THOMAS BARWICK / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

Il n’y a jamais eu autant de créations d’entreprises en France : plus d’un million en 2025, selon les dernières données de l’Insee publiées mercredi 28 janvier 2026. À priori, cela peut-être interprété comme un signe de vitalité de l’économie française, traduisant un esprit d’entreprise, une forme d’optimisme et de confiance en l’avenir. Les Français n’hésitent pas à prendre des risques, malgré un environnement incertain.

Le nombre de créations d’entreprises a augmenté de près de 5% entre 2024 et 2025, atteignant plus d’un million cent soixante-cinq mille nouveaux créateurs, un record.

Ce chiffre cache néanmoins une autre réalité, à mettre en relief avec le boom des défaillances d’entreprises : près de 70 000 en 2025. Cela signifie que la création d’entreprise est aussi, en partie, une option choisie par de nombreux actifs sans emploi : après une mise en liquidation, une suppression de poste liée à la conjoncture ou encore à l’arrivée de l’intelligence artificielle.

Cette tendance met en exergue l’importance des micro-entrepreneurs, ou auto-entrepreneurs, qui représentent près des deux tiers (65%) de l’ensemble des créations. À l’inverse, les sociétés plus classiques, comme les SAS ou les SARL, qui ont vocation à embaucher, ne pèsent qu’un quart des créations. Il s’agit donc davantage de livreurs ou des consultants à leur compte, en free-lance, que des fondateurs des futures « licornes » ou grandes entreprises françaises.

Les secteurs où les créations sont les plus nombreuses se situent dans les activités de soutien aux entreprises, recouvrant des domaines très divers comme le conseil en stratégie, comptabilité, coaching. Le transport arrive aussi en bonne place, avec surtout des coursiers ou des déménageurs. Dans le domaine du commerce, il s’agit souvent d’un vendeur ou d’une vendeuse d’une chaîne de prêt-à-porter, ayant perdu son emploi, qui se met à son compte pour vendre quelques produits sur internet.

Il s’agit donc principalement d’un « choix par défaut », d’un complément de revenu. D’ailleurs, les toutes dernières données de l’Urssaf le confirment : le chiffre d’affaires trimestriel moyen s’élève à 5 000 euros, soit environ 1 600 euros par mois.

Grégoire Leclercq, président de la Fédération nationale des auto-entrepreneurs, le constate également : « On voit de plus en plus de jeunes, ou de seniors, des préretraités, qui ne trouvent pas de boulot et qui se raccrochent comme à une bouée de sauvetage à l’entrepreneuriat. Ce n’est pas très pérenne. »
Preuve en est, selon lui : quatre ans après leur création, 80 % de ces auto-entreprises ont disparu.



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